La vie simple

Celles qui ont de la chance comprennent que la vie simple aux travaux ennuyeux et faciles est une œuvre de choix qui veut beaucoup d’amour…

la vie simple

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Que nous prenions le cas tragique de Marilyn Monroe qui n’a pas pu continuer à vivre, ou des autres avec leurs crises de nerfs, leurs colères contre les photographes, leur ménages brisés, leurs décisions de renoncer à l’écran, suivies aussitôt de l’annonce d’un nouvel engagement, l’histoire est la même.

Ces jeunes femmes, rien, en effet, ne les prédestinait à la gloire. Souvent elles sont d’origine modeste. Toujours dès l’école elles se sont juré de « faire parler d’elles », de connaître la gloire à n’importe quel prix. Réussir, pour elles, c’est surpasser en hardiesse, souvent en manque de scrupules, toutes les concurrentes possibles. C’est, quand on rencontre un être, se demander non s’il vous plaît, mais si et à quoi il peut servir. C’est sourire même dans les humiliations ou les échecs. C’est avoir le souci constant , lancinant, de son maintien, de sa démarche, des « mots » de vous qu’on colportera, des endroits où l’on se montrera, des robes qu’on exhibera. C’est renoncer à toute spontanéité, à ses humeurs, à ses goûts. Faire scandale quand l’impresario le juge bon, cesser de faire parler de soi quand il le faut.

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A ce jeu difficile, celles qui gagent sont rares. Admettons que notre héroïne ait gagné. La voilà célèbre. De petits échos venimeux sur sa vie privée, des photos commentées sur ses moindres défaillances ne doivent provoquer que des répliques calculées par l’agent de publicité. Elle est, d’un bout de l’année à l’autre, soumise à un « régime » qui ne lui appartient plus.

Elle tombe amoureuse ? A peine le sait-elle que le public en est informé, que les hebdomadaires spécialisés impriment supputations, commentaires résumé de ses amours précédentes, vraies ou imaginaires. Voilà qui doit particulièrement favoriser l’éclosion d’un sentiment, n’est-ce pas ?

L’amour aussi, dans la vie, des vedettes, est soumis à un rude régime. Neuf fois sur dix, il s’effondre. Comment résisterait-il à cette curé ? Il meurt non pas dans le silence du chagrin, mais sous les flashes des caméras et sous la rumeur de toutes les « commères » et de tous les « compères » de la presse.

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Celles des vedettes qui sont restées des femmes, qui ont gardé leur lucidité, leur sens de la mesure, un jour se regardent…. Et ne se reconnaissent plus.

Pendant des années, m’a avoué une vedette, je ne me suis examinée dans un miroir que pour voir si rien ne me déparait. Un jour, je me suis vue. Je n’étais plus moi-même. J’avais le regarde de tel ou tel de mes rôles, mais plus de vrai regard, pour moi. J’avais foulé tout ce qui fait la vie de millions de femmes : l’amour d’un homme, les attentions qu’on a l’un pour l’autre, l’intimité, la maternité n’étaient plus des sentiments authentiques, mais une pose devant des journalistes. Je n’avais plus rien. J’avançais vers la trentaine, ce tournant des stars, et je n’étais pas même sûre de savoir vraiment « jouer ». On m’avait seulement appris à me montrer. Nous, étoiles de l’écran, ne sommes pas comme les actrices d’autrefois, des comédiennes complètes. Le réalisateur du film, le dialoguiste, le scénariste, l’opérateur et même le maquilleur ont autant de part à notre succès que nous-mêmes. Je me suis dit tout cela, et j’ai eu peur.

Cette confidence d’une femme qui, depuis, a su devenir une véritable artiste ressemble à ce qu’avoue Brigitte Bardot, à ce que disait la malheureuse Marilyn avant le geste de folie qui supprima, à trente-six ans, l’une des femmes les plus riches et les plus célèbres du monde. Combien d’entre elles ont brusquement constaté sans le dire : « Mais avec tous mes millions, avec ces centaines de lettres d’amoureux inconnus, avec tous ces caprices que je peux m’offrir, je suis un échec. Une épave. Je ne possède rien de ce que détient la simple jeune femme qui passe dans la rue, le sourire content, au bras de son mari, avec des enfants autour d’elle. Je n’ai d’intimité profonde avec personne. J’ignore ce que pensent de moi ceux qui se disent mes amis. Après avoir pendant des années fréquenté des gens « utiles », je suis moi-même devenue une « relation utile ». C’est affreux ».

Mais aucune de nous n’envisage de telles folies, répondez-vous en riant, chères lectrices. Nous voudrions seulement un peu de diversité, quelques distractions, et vous me répondez en montrant les méfaits de la richesse et de la gloire !

La vie simple est une façon de vivre dans la paix et la joie

Mes amies, l’histoire des vedettes démontre pourtant quelque chose que toutes, nous oublions. C’est que beaucoup de « destins merveilleux » ne donnent pas pour autant l’impression d’un accomplissement. Ou, une véritable artiste peut « posséder » vraiment, intérieurement – tout comme un professeur ou une assistante sociale qui a la vocation – une force qui lui permet de rayonner. L’atroce, dans la vie, c’est de découvrir qu’on n’a pas intérieurement, progressé. Car, de ses idoles, le public aime le reflet, mais non le MOI profond, qu’il ignore. Aux gens célèbres qui n’ont pas, pour les soutenir, la certitude d’accomplir une œuvre, le masque finit par manger le visage.

Nous, les obscures, nous pouvons savoir qui nous sommes et ce que nous pouvons faire. Si un homme, un enfant, un parent, une amie nous voue un sentiment, c’est vraiment à nous et non à notre légende. Si quelqu’un dit de nous : « Elle est une amie exceptionnelle », c’est de nous qu’il est question, de l’être unique, irremplaçable, qu’est chacun ici-bas.

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La vide ou la richesse d’une vie dépendent de notre capacité de nous connaître, d’approfondir ce que nous pouvons faire rayonner et donner.

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